
Un village à l’habitat dispersé où la principale activité (95 %) est l’agriculture. « Ce sont des petites propriétés où sur une terre difficile, les gens arrivent à faire pousser des choses. Mais, ils n’ont pas de possibilité de stockage alors ils sont souvent obligés de vendre au plus bas. Ce sont des gens pauvres mais qui ne souffrent pas de malnutrition ».
Du soutien
C’est donc auprès de ce village que l’association présidée par Alain Pons a décidé de s’investir, il y a maintenant cinq ans. « On y apprend à être calme. Là-bas, ils disent : pourquoi faire aujourd’hui ce que je peux faire demain », sourit-il. Toutefois, les actions menées ont été assez nombreuses : la création d’une école et d’un collège en dur, la création d’une cantine à l’école primaire et l’apport de fournitures scolaires aux enfants, la construction de latrines, l’aide au maraîchage et à la fertilisation des sols, la plantation d’arbres, la mise en place d’un microcrédit avec les femmes…
L’association s’est, également, préoccupée de la jeunesse. « Il n’y a pas beaucoup de possibilités sur place. Pour les études, le lycée le plus proche est à 50 km et l’université à 250 km. C’est difficile, alors les jeunes partent parfois au Ghana pour travailler dans des mines d’or. Ils ramènent de l’argent mais se ruinent la santé. Alors nous avons voulu mettre en place des formations artisanales comme la réparation mécanique pour les motos, la maçonnerie, la couture », explique Alain Pons.
Accès à l’eau potable
Un défi important a été pris en compte, celui de la gestion de l’eau. Avec le soutien de l’Unicef, de la Banque mondiale, Bordeaux Métropole et l’Agence Adour-Garonne, trois forages ont été réalisés, deux châteaux d’eau ont été construits et six fontaines installées en 2025, permettant d’avoir accès à l’eau potable en toute saison. « Là, les habitants doivent apprendre à payer pour cet accès une fois par mois ; ce n’est pas toujours facile à comprendre pour les villageois ».
« Le grand projet est de trouver les fonds nécessaires à la construction d’un dispensaire »
Pour 2026, d’autres challenges attendent l’association et les habitants de Dassoute, la gestion et la pérennisation des actions entreprises, tel ce magasin de vêtements pour enfants (issus de collecte) dans un local de l’école. « Là aussi, il faut acheter les produits. » Et surtout, le grand projet est de trouver les fonds nécessaires à la construction d’un dispensaire. « Le matériel doit être installé en 2027. Et parallèlement, nous finançons la formation de deux aides-soignantes ». Un projet pour lequel l’association aura besoin de soutiens publics ou privés.
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