2025 restera dans les annales de Ferrari comme une année remarquable, même si le nombre de livraisons n’a pas battu de record absolu. Avec 13 640 véhicules écoulés (soit 112 unités de moins qu’en 2024), la marque au Cheval Cabré prouve que la rareté fait la valeur. Le chiffre d’affaires net grimpe à 7,15 milliards d’euros, établissant une nouvelle référence historique pour l’entreprise.
Cette performance financière s’explique par une stratégie assumée : Ferrari ne joue pas la carte du volume, mais celle de l’exclusivité. Résultat, ses marges bénéficiaires atteignent des sommets et permettent au PDG Benedetto Vigna d’annoncer cette distribution généreuse de primes. Un geste calculé qui entretient la motivation des équipes tout en renforçant l’image d’une entreprise qui partage sa réussite.
L’électrique, oui mais…
Ferrari n’échappe pas à la grande révolution électrique, mais l’aborde avec une prudence toute italienne. La Luce, première supercar 100% électrique de la marque, sera dévoilée le 25 mai prochain. Pour l’instant, seuls son nom et son habitacle ont filtré. Quatre autres modèles sont prévus en 2026, dans le cadre d’un plan qui prévoit au moins 20 nouveaux véhicules d’ici 2030.
Mais attention, Maranello ne renie pas son ADN thermique. L’entreprise estime que jusqu’en 2030, 80 % de ses ventes comporteront encore un moteur à essence, dont 40 % en versions hybrides. Les voitures électriques ne représenteraient que 20 % du catalogue. “Les moteurs thermiques n’ont pas encore atteint leur plein potentiel”, martèle la direction. Une position qui mise sur le fait que les contraintes réglementaires seront plus souples pour les constructeurs de niche.
Un carnet de commandes blindé, vraiment rassurant ?
C’est peut-être l’information la plus révélatrice de la santé de Ferrari : toute la production 2026 est déjà vendue, et 2027 est quasiment complet. Cette visibilité financière exceptionnelle explique en partie la confiance affichée par l’entreprise et sa capacité à récompenser généreusement ses équipes.
Néanmoins, cette situation pose question. Un tel engorgement du carnet de commandes peut devenir problématique si les goûts évoluent rapidement ou si une crise économique frappe sa clientèle ultra-aisée. Ferrari navigue dans un segment ultra-protégé, certes, mais rien n’est jamais définitivement acquis. La transition électrique pourrait réserver des surprises, notamment avec la Luce qui servira de test grandeur nature auprès des puristes souvent réfractaires à l’abandon du moteur thermique.
Marques et modèles :FERRARI
Ferrari va verser une prime d’environ 15 000 euros à ses employés
Après des résultats exceptionnels en 2025, malgré un léger recul de ses ventes, le constructeur italien va récompenser, comme tous les ans, ses équipes en leur versant une prime qui s’élève à environ 15 000 euros. De quoi motiver et réaliser une année 2026 tout aussi exaltante !
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