Ferrari : les mots forts de Charles Leclerc sur une révolution qui peut tout changer

Il y a des évolutions, et puis il y a celles qui obligent à repartir d’une feuille presque blanche. En Formule 1, la réglementation 2026 appartient clairement à la seconde catégorie. Et chez Ferrari, Charles Leclerc ne s’y trompe pas : ce qui arrive dépasse largement un simple changement de cycle.

Pour le pilote monégasque, la discipline s’apprête à vivre l’une des ruptures les plus profondes de son histoire moderne. Une révolution technique qui redéfinit autant les monoplaces que le rôle du pilote lui-même.

La suppression du MGU-H, la montée en puissance spectaculaire du MGU-K – désormais à 350 kW – et l’équilibre inédit 50-50 entre thermique et électrique transforment radicalement l’ADN de la F1. Un virage que Ferrari a anticipé très tôt, au prix de sacrifices assumés.

Dès avril de la saison précédente, la Scuderia a stoppé le développement de son ancienne monoplace pour se consacrer pleinement à la SF-26. Présentée officiellement le mois dernier, elle a effectué ses premiers tours de roues à Fiorano, avant des essais jugés encourageants à Barcelone, avec Charles Leclerc et Lewis Hamilton au volant.

Un contexte qui rend le défi encore plus stimulant aux yeux du Monégasque, impatient d’entrer dans le vif du sujet lors des essais de Bahreïn.

« Je pense que c’est l’un des plus grands changements qu’il y ait jamais eu dans l’histoire de la Formule 1, et c’est particulièrement excitant pour cette raison. Nous avons pu commencer à gratter la surface de ces changements à Barcelone mais c’est à Bahreïn que nous pourrons vraiment voir plus en profondeur tout ce que ces règlements techniques nous promettent en termes de performance, de pilotage, de gestion. Mais ça a déjà beaucoup changé, clairement. »

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Leclerc face à un défi qui redéfinit le rôle du pilote

Charles Leclerc sait de quoi il parle. Depuis son arrivée en Formule 1, il a déjà traversé une grande transition technique. Mais à l’écouter, celle-ci n’a rien de comparable avec ce qui se profile.

« Depuis mon arrivée en F1, j’ai vécu un grand changement technique entre 2021 et 2022, mais cela n’a absolument rien à voir avec ce que nous vivons aujourd’hui. Nous devons en quelque sorte réapprendre la majorité des programmes. Il faut comprendre le système beaucoup plus en profondeur afin d’en tirer le maximum. »

La révolution 2026 ne se limite pas aux chiffres et aux composants. Elle transforme la manière de piloter, de gérer l’énergie, d’attaquer et même de construire une course. Une dimension que Leclerc accueille avec une motivation évidente.

« Il y a énormément d’implications du côté du pilotage aussi – la façon dont on conduit, la manière dont on gèrera les courses aussi – et cela en fait un immense défi, mais c’est justement ce qui m’enthousiasme. »

Après des mois de travail en coulisses, le Monégasque savoure enfin l’approche des premiers roulages significatifs.

« Avec tout le travail effectué en arrière-plan, j’avais vraiment hâte de pouvoir enfin l’essayer pour de vrai et voir ce que cela donnait en conditions réelles. C’était donc très excitant et maintenant je veux en voir plus. »

Ferrari avance prudemment, mais avec une conviction assumée. Et si cette révolution est un saut dans l’inconnu pour tous, Leclerc semble déjà prêt à en faire un terrain d’expression. En 2026, plus que jamais, il ne suffira pas d’appuyer sur l’accélérateur : il faudra aussi allumer le bon courant.

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Pour résumer

Charles Leclerc voit dans la réglementation F1 2026 l’une des plus grandes révolutions de l’histoire du sport. Ferrari a tout misé sur la SF-26 et le Monégasque se dit prêt à réapprendre, convaincu que ce défi peut rebattre toutes les cartes.

Rédacteur

Dylan Ragot

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