En Espagne, la vie des religieuses cloîtrées fascine

LETTRE DE MADRID

Image du film « Los Domingos » (« Les Dimanches ») (2026). Image du film « Los Domingos » (« Les Dimanches ») (2026).

Sœur Milagros ignore presque tout du film qui a suscité tant de débats en Espagne. « Nous en avons vaguement entendu parler, mais nous ne l’avons pas vu », dit simplement la prieure du couvent carmélite de Santa Ana y San José, dans l’est de Madrid. Pourtant, Los Domingos (Les Dimanches), sorti en salle en France le 11 février, a ravivé l’intérêt pour la vie de religieuse cloîtrée qu’elle mène depuis près de quarante ans, derrière les murs du monastère.

Réalisé par Alauda Ruiz de Azua, le long-métrage raconte l’histoire d’Ainara, 17 ans, qui choisit d’entrer au couvent pour embrasser la vie contemplative. Sans prise de position, la cinéaste espagnole explore la vocation religieuse, les tensions familiales et les doutes liés à la foi. Avec treize nominations aux prix Goya (l’équivalent des Césars), dont la cérémonie se tiendra le 28 février, le film fait figure de grand favori.

En Espagne, sa sortie a coïncidé avec celle de Lux, l’album de la star de la pop Rosalía, imprégné de références spirituelles et inspiré par plusieurs grandes figures mystiques, pour la plupart des saintes catholiques. A cela s’ajoute le succès du podcast « Las hijas de Felipe » (« Les filles de Philippe »), animé par deux universitaires espagnoles, consacré aux nonnes des XVIᵉ et XVIIᵉ siècles, qui a dépassé les 525 000 écoutes en 2025.

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