Quand Stellantis, la galaxie franco-italo-américaine, est née, l’ambition affichée était immense. Au lendemain de l’union entre Fiat Chrysler Automobiles (FCA) et PSA (Peugeot-Citroën), le groupe visait rien de moins que le sommet de l’industrie automobile mondiale. Mais cinq ans plus tard, le mastodonte aux 14 marques commence à montrer ses limites, confronté à une image de géant aux pieds d’argile, entre politique trop ambitieuse et problèmes de fiabilité qui ont entaché sa réputation.
Face à ces difficultés, Stellantis doit revoir sa copie. Alors que le groupe, sous Carlos Tavares, avait longtemps misé sur le « pricing power » — vendre moins de voitures mais plus cher —, la stratégie s’est avérée catastrophique. Xavier Duemin, directeur de Stellantis France, l’a confirmé : le groupe adopte désormais une approche tarifaire plus agressive, avec des remises alléchantes pour relancer des ventes en berne. Mais cette manœuvre seule ne suffira pas à redresser la barre. Une question longtemps taboue refait surface : certaines marques du groupe pourraient-elles être cédées ?
Certaines marques risquent gros : cet événement, et le lieu de sa tenue, pourraient tout changer pour Stellantis
Officiellement, la réponse reste négative. Pourtant, un rendez-vous clé pourrait bousculer cette certitude. Le 21 mai 2026, Stellantis tiendra sa journée investisseurs 2026 pour présenter un nouveau plan stratégique à long terme, conçu pour répondre aux récents défis de performance. Le groupe annonce se concentrer sur une stratégie de « remise à plat », équilibrant véhicules électriques, hybrides et thermiques, avec des sessions majeures de présentation des résultats financiers prévues tout au long de l’année.
Mais le lieu choisi pour cet événement (Auburn Hills, Michigan, aux États-Unis) pourrait tout faire basculer. Loin de l’Europe, c’est là que le futur de certaines marques emblématiques mais fragiles, telles que DS, Alfa Romeo ou Lancia, sera discuté. Si Stellantis affirme ne pas vouloir se séparer de ses marques, les réalités du marché et les exigences des investisseurs pourraient imposer des choix radicaux. La réponse, et l’avenir du groupe, se dessineront donc le 21 mai prochain.
Pour résumer
Cinq ans après sa création, Stellantis, le groupe aux 14 marques, doit revoir sa stratégie pour rester compétitif sur le marché mondial. La politique tarifaire ambitieuse, visant à vendre moins mais plus cher, a montré ses limites, obligeant le groupe à adopter des remises pour relancer les ventes. Alors que le redressement se prépare, la question de l’avenir de certaines marques européennes, comme DS, Alfa Romeo ou Lancia, se pose de plus en plus sérieusement, avec des décisions potentielles attendues lors de la journée investisseurs de mai 2026.
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