Le printemps est là, et avec lui, le tapis doré des jonquilles en forêt ! Mais attention, cette tradition est réglementée. Pour profiter de cette cueillette sauvage sans risquer une amende salée, découvrez les règles d’or et les quotas à respecter cette saison.
Le retour tant attendu des jonquilles en forêt
Le retour de la saison printanière marque, comme chaque année, le début de la cueillette des jonquilles en forêt. Cette fleur jaune éclatante, aussi appelée narcisse des bois, fait partie des premiers signes visibles de l’arrivée des beaux jours après les longs mois d’hiver. Pour beaucoup, c’est surtout l’occasion de prendre l’air. Parfois en famille, panier à la main, et de ramener chez soi un petit morceau de cette nature qui renaît doucement.
Véritable symbole du renouveau, la jonquille séduit autant par son parfum discret que par sa capacité à résister aux dernières gelées. En recouvrant les sous-bois de touches dorées, elle procure un spectacle autant simple que saisissant. Une floraison brève, presque fragile, qui pousse chaque année les promeneurs à revenir, souvent avec le même plaisir. Mais, attention : on ne peut pas repartir avec de gros bouquets après une balade en forêt, même si la tentation est là.
Cueillette de jonquilles autorisée, mais en quantité limitée
D’après Modes & Travaux, en forêt publique, la règle reste simple : faire preuve de modération. « Un bouquet raisonnable, pour un usage familial, correspond en général à 10 à 15 tiges par personne ». Il est conseillé de couper la tige proprement, sans arracher le bulbe ni les feuilles. Cela permet à la plante de repousser et de refleurir l’année suivante.
Les arrêtés préfectoraux fixent toutefois des seuils variables selon les départements. Dix brins de cette fleur de saison sont autorisés dans certains cas, 15 en Isère, jusqu’à 20 en Savoie. Dans les parcs nationaux ou les réserves naturelles, les autorités prohibent souvent la cueillette. En forêt privée, l’accord du propriétaire est indispensable.
Cueillette sauvage : attention aux sanctions et aux amendes
Dépasser les quantités autorisées peut entraîner une amende de 135 €, comme le prévoit le Code de l’environnement. Sur le terrain, les agents de l’ONF, de l’OFB ou encore de la gendarmerie veillent à l’application de la loi. Par ailleurs, un volume trop important peut vite être considéré comme une activité commerciale.
Dans les cas les plus extrêmes, comme l’arrachage de bulbes ou les prélèvements massifs, les sanctions peuvent être bien plus lourdes : jusqu’à 45 000 € d’amende et trois ans d’emprisonnement. Même en ville, cueillir des jonquilles dans les massifs publics peut coûter jusqu’à 1500 €.