LETTRE DE MONTRÉAL

Courir la Yukon Quest, c’est plonger dans l’histoire glacée d’un territoire, suivre la trace des chercheurs d’or qui, à la fin du XIXe siècle, rejoignaient en traîneau les gisements aurifères de la région du Klondike, affluent du fleuve Yukon. Ces prospecteurs affrontent alors cols et rivières gelées, dépendant entièrement de leurs chiens pour transporter provisions et équipements sur des centaines de kilomètres.
Considérée par beaucoup de mushers – ceux qui dirigent un attelage de chiens de traîneau – comme la course la plus difficile au monde, la Yukon Quest est née d’une idée qui a germé dans un bar de l’Alaska. Quatre passionnés rêvent alors d’une épreuve où la survie compte autant que la vitesse.
Sur la ligne de départ, chaque attelage s’élance chargé de plus de 100 kilos de vivres et de matériel – de quoi braver dix jours de froid, de vent et de solitude sur 1 600 kilomètres. Le parcours dantesque – immortalisé par l’aventurier Nicolas Vanier dans La Grande Course : dans l’enfer de la Yukon Quest et critiqué par des défenseurs des droits des animaux pour sa difficulté – traverse rivières gelées, toundra balayée par les vents et quatre cols de montagne. Les températures plongent souvent sous les – 50 °C.
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