Jeux vidéo : et si l’attaque d’Emmanuel Macron se trompait de cible ?

Emmanuel Macron au palais de l’Elysée à Paris, le 5 février 2026. Emmanuel Macron au palais de l’Elysée à Paris, le 5 février 2026.

Une attaque en règle contre les jeux vidéo : c’est ce à quoi le président Emmanuel Macron s’est livré, jeudi 5 février, dans une interview accordée à Brut. « La violence qui s’installe dans la société chez les plus jeunes, elle est aussi liée au fait que les enfants, les adolescents, sont beaucoup plus exposés à la violence dans des vidéos qu’ils vont voir sur les réseaux sociaux ou dans les jeux vidéo qu’ils vont faire », a déclaré le président de la République.

Les jeux vidéo « où on descend tout le monde, dont Fortnite, c’est pas ça la vie, parce que ça déréalise le rapport à la violence », a poursuivi le chef de l’Etat, en faisant référence au jeu en ligne extrêmement populaire auprès des enfants et des adolescents. « Quand vous passez cinq-six heures par jour à tuer des gens (…), ça conditionne des jeunes, (…) ça va les désinhiber complètement et parfois leur faire commettre le pire. »

Emmanuel Macron, qui a néanmoins souligné qu’il ne fallait pas mettre « tout dans le même sac » et que certains usages des jeux vidéo étaient « bons », a annoncé qu’il avait confié « à des experts et au conseil national du numérique » un « travail » pour « essayer de mesurer scientifiquement l’effet » des jeux vidéo « sur les enfants et les ados ». Et qu’en fonction des conclusions de cette mission, censée durer deux mois, « peut-être qu’il faudra interdire, il ne faut rien exclure » pour « protéger nos enfants et nos ados ».

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