MotoGP : les simulations du sprint envoient un premier signal fort

Le chrono du sprint pur ne dit pas tout, mais quand les pilotes MotoGP enchaînent les tours comme en course, les masques tombent. À Sepang, la dernière journée d’essais a pris des allures de répétition générale, avec de véritables simulations de sprint. Et dans cet exercice révélateur, un nom s’est détaché.

Sur un circuit qu’il affectionne particulièrement, Álex Márquez a frappé fort. Face aux Ducati officielles, le pilote Gresini a signé le meilleur rythme global, s’offrant symboliquement la première “victoire” de la saison 2026 avant même le premier Grand Prix. Un signal qui n’a rien d’anodin dans un paddock où chaque détail compte.

Les Ducati ont, sans surprise, occupé le haut de la feuille des temps. Les quatre pilotes disposant de la GP26 ont trusté les premières places, Álex Márquez allant même chercher le meilleur chrono absolu de la semaine en 1’56’’402. Mais au-delà du tour lancé, c’est bien la régularité sur la durée qui a attiré l’attention.

Les simulations de sprint, composées de séries d’une dizaine de tours, ont permis de comparer les rythmes réels. Et à ce jeu-là, le vice-champion du monde en titre a fait la différence.

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Un rythme “sprint” qui en dit long sur la hiérarchie

Álex Márquez a entamé sa simulation de manière très agressive, en signant d’entrée un tour en 1’57’’295. Au total, il a bouclé cinq tours en 1’57 et n’est sorti de cette zone qu’en toute fin de série, pour une moyenne de 1’58’’127.

« Je crois que j’ai peut-être été trop vite au début ! J’en ai un peu trop fait, et ensuite j’ai commis quelques erreurs. C’était notre première simulation de l’année et je crois que j’ai fait trop d’erreurs – petites, mais trop nombreuses, et aussi une grosse erreur qui m’a fait perdre quelque chose comme une seconde. J’ai plusieurs fois élargi dans le virage 1, donc il reste quelques petites choses que je peux améliorer dans mon pilotage. Par contre, avec la moto, je me suis senti très bien dans cette simulation et j’ai réussi à pousser jusqu’au bout. »

Derrière lui, Pecco Bagnaia a affiché un rythme très proche, avec cinq tours en 1’57 également. Le pilote Ducati officiel termine avec une moyenne de 1’58’’166, mais a davantage souffert sur la fin de sa série.

« On a décidé de faire la simulation au moment le plus difficile en termes de températures, mais ça a été décidé pour avoir les conditions les moins bonnes. Quand j’ai fait ma simulation de sprint, j’étais très satisfait parce que j’ai pu rester régulier. J’ai juste perdu un peu de temps dans les trois derniers tours et j’ai déjà demandé à l’équipe de me dire ce que j’ai fait de mal pour perdre autant de temps. J’ai eu du mal à rester constant avec le pneu avant, et on y travaille pour comprendre ce que je peux faire mieux. »

Marc Márquez complète ce trio de tête. Moins explosif au départ du sprint, le champion du monde a en revanche impressionné par sa constance et sa gestion des pneus, avec une moyenne de 1’58’’289 et une dégradation minimale au fil des tours.

« Ce n’était pas mauvais, mais trois dixièmes plus lent qu’Álex, donc… C’était une bonne simulation de course sprint. Comme on s’y attendait, ce n’était pas extrêmement rapide, mais on a bien fini, j’ai bien piloté. J’ai eu un bon rythme. J’ai aimé la manière dont je l’ai terminée, je me suis senti à l’aise dans les derniers tours et c’était le principal. »

Si ces données restent à nuancer — carburant, pneus et programmes variant selon les équipes — une tendance se dégage déjà. La Ducati GP26 semble performante sur le tour lancé comme sur la durée, et surtout plus facile à exploiter pour différents styles de pilotage. À Sepang, la référence MotoGP a encore parlé… et elle parlait italien.

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Pour résumer

Les simulations de sprint menées à Sepang ont offert un premier aperçu crédible de la hiérarchie MotoGP 2026. Álex Márquez a marqué les esprits par son rythme, tandis que Ducati confirme déjà son statut de référence sur la durée.

Rédacteur

Dylan Ragot

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