
En Zambie, pays enclavé d’Afrique centrale riche en cuivre et en cobalt notamment, les compagnies minières payaient jusqu’ici leurs taxes en dollars. Mais, depuis le mois d’octobre 2025, elles ont le choix : le billet vert ou le yuan, la monnaie chinoise. Selon l’agence de presse économique américaine Bloomberg, « les autorités zambiennes sont les premières en Afrique à confirmer qu’elles acceptent les paiements de la taxe minière en renminbi » (« la monnaie du peuple »), le nom officiel de la devise chinoise. Un choix lié à la volonté de la banque centrale de diversifier ses réserves, mais aussi au fait qu’« une grande part des exportations de cuivre est destinée à la Chine », justifient les autorités de Lusaka, la capitale zambienne.
Premier partenaire commercial du continent, Pékin est en plein « réajustement stratégique de son engagement économique avec les pays africains », souligne une note publiée en janvier par l’université de Boston, dont le Centre des politiques de développement international tient une base de données consacrée aux prêts chinois accordés en Afrique. En octobre 2025, Pan Gongsheng, gouverneur de la Banque populaire de Chine, annonçait la création d’un centre à Shanghaï pour superviser l’utilisation transfrontalière de la monnaie. Car, si les engagements de prêt ont diminué en 2024, « la Chine a de plus en plus recours aux prêts libellés en renminbi », pointe la note.
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