
« De fait, nous nous sommes rendu compte que cela fonctionnait comme la majorité municipale actuelle, les décisions sont prises en vase clos sans se soucier des autres », poursuit-il. Du coup, l’idée est née de se prendre en mains, loin de la logique des partis : « On ne voulait pas être condamnés à une guerre de tranchées idéologiques. Nous souhaitons travailler avec les habitants et utiliser des outils d’aide aux décisions collectives ».
Concertation
Voilà pour la forme. Sur le fond, « lors de réunions, depuis l’été dernier, nous avons identifié un certain nombre de questions et de problèmes. Mais nous n’avons pas de baguette magique budgétaire et nous ne pouvons rien promettre avant d’avoir pris connaissance des engagements actuels de la commune et de ses possibilités ».
Parmi ces problèmes, vient celui de la sécurité : « Il existe un sentiment d’insécurité chez les habitants qui se heurte au déni de la majorité municipale ». L’augmentation de policiers municipaux ou de caméras de surveillance, suggérée par d’autres candidats ? « C’est utile mais ça ne résout pas tout. Dans ce domaine, le pouvoir appartient avant tout à la gendarmerie mais il y a des moyens de prévention qui fonctionnent, comme les réseaux de vigilance citoyenne ».
« Nous souhaitons travailler avec les habitants et utiliser des outils d’aide aux décisions collectives »
Autre sujet, celui de la fiscalité : « La taxe foncière a augmenté de 78 % en dix ans, il faudrait la stabiliser ». Les membres de la liste pointent aussi du doigt un certain nombre de travaux importants et (ou) urgents non prévus, selon eux, dans les réserves ou les programmations de dépenses, « comme les 40 km de chemins ruraux en piteux état, dont la maire n’a jamais voulu s’occuper, ou la rénovation des châteaux Robillard et Lacaussade. Tout cela va demander entre 3 et 5 M€ », dit Thierry Lièvre-Cormier. De même, « les 130 000 euros de réfection sur les réseaux d’eaux pluviales sont nettement insuffisants », ajoute-t-il. « C’est sans doute moins bling-bling que la réfection de la place de la mairie ou les pistes cyclables, mais ça concerne les gens », ajoute un de ses colistiers.
Les critiques sont les mêmes sur la réforme du Smicval – « là encore, il s’agit d’une décision faite sans concertation et qui favorise les dépôts sauvages » – ou la décision prise par la CdC du Grand Cubzaguais de ne pas reconnaître le système des digues sur la Dordogne, « ce qui empêche les riverains du fleuve d’entretenir leurs digues privées », souligne Thierry Lièvre-Cormier.
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