Mona Rostam a beau habiter en Egypte, tout son être tend vers Gaza. « Je travaille sans cesse, parce qu’au Caire, il y a de l’électricité et Internet. » En contact permanent avec des Gazaouis elle a « l’impression de vivre à Gaza ». « Cela ne peut pas durer. Il faut que je retourne là-bas. »
Dès l’annonce de la réouverture du poste frontière de Rafah sous contrôle israélien et égyptien, amorcée dimanche 1er février, cette cadre dans l’organisation palestinienne Démocratie et droits des travailleurs en Palestine s’est inscrite sur une liste, mise en ligne par les autorités palestiniennes, pour retourner dans l’enclave. Un projet partagé par nombre de ses compatriotes en Egypte, quelque 80 000 personnes ayant trouvé refuge après les attaques du Hamas le 7 octobre 2023 et le début de la guerre menée en représailles par Israël.
La femme de 46 ans sait déjà qu’elle n’a plus de logement. Avant le 7 octobre 2023, Mona Rostam vivait à Al-Zahra, l’une des zones les plus calmes et les plus huppées de Gaza, l’un des rares endroits où il y avait des espaces verts. Ce quartier privilégié a cessé d’exister le 20 octobre 2023, détruit par des bombardements menés par l’aviation israélienne.
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