1 Déplacements doux et hantise des bouchons
La circulation en ville ne laisse pas indifférent. « Afin d’apaiser la circulation et réduire les nuisances », il faudrait « abaisser la vitesse à 30 km/h dans toute la ville », estime une internaute. Un autre s’inquiète des bouchons aux heures de pointe. « Ce qui fait que Bordeaux est aujourd’hui un repoussoir ! » écrit-il. Ce commentateur identifie trois points noirs, conscient des compétences respectives de la commune et du Département : l’avenue du Général-de-Gaulle, la D1089 « rocade Sud et Est », « grande délaissée des tronçons à passer à 2X2 voies », la D2089 entre Arveyres et Libourne.
D’aucuns aimeraient en outre voir la Cali continuer à développer les pistes cyclables sur son territoire. D’autres encore regardent le projet de RER métropolitain en lui trouvant un goût de trop juste. « Il faudrait prolonger le RER Libourne-Arcachon jusqu’à Coutras, ou au moins Saint-Denis-de-Pile », estime Jean-Étienne, pour un meilleur accès à Bordeaux et une limitation de la pollution et (là encore) des embouteillages.
« Il faudrait prolonger le RER Libourne-Arcachon jusqu’à Coutras, ou au moins Saint-Denis-de-Pile »
2 Un environnement à préserver
La qualité de l’air et des sols est également éoquée. « L’étude PestiRiv, publiée en septembre 2025 montre que les personnes vivant près de vignes sont plus exposées aux produits phytopharmaceutiques que celles vivant loin de toute culture », s’inquiète l’un d’entre eux, rappelant ce que furent les conflits de voisinage entre exploitations viticoles urbaines et riverains immédiats. Il estime « indispensable d’interdire l’utilisation de pesticides dans le périmètre de la commune », malgré les efforts déjà consentis depuis plusieurs années via des chartes de voisinage. La renaturation est également à l’ordre du jour. Il faut « remplacer le béton par de la verdure », réclame un lecteur. Pour un « effet de fraîcheur et de bien être dans l’air. » Une relance sur le dossier des quais ?
3 Quelles orientations sur la sécurité ?
Le thème de la sécurité mène souvent les positions les plus radicales. So Bral estime ainsi que « beaucoup trop d’argent est dépensé pour un résultat médiocre » à Libourne, en dépit des bons chiffres du Contrat de sécurité intégrée. Si certaines de ces pistes de travail ne semblent toutes pas relever des pouvoirs du maire, le contributeur n’en appelle pas moins à des actions locales, comme une lutte contre les attroupements « partout et pas seulement autour de la gare de Libourne », évoquant les actions menées à Castillon-la-Bataille.
Le même appelle aussi, paradoxalement, à « cesser les investissements massifs » dans la vidéoprotection, dispositif pourtant plébiscité, mettant en doute son efficience. Jean-Louis Arcaraz, actuel adjoint au maire en charge de la sécurité, indiquait pourtant il y a quelques mois, que « pour la seule année 2024, 245 réquisitions avaient été émises par le procureur de la République, avec un taux d’utilité à l’enquête de plus de 90 % ». Et que le dispositif offrait de bons résultat dans la chasse aux dépôts sauvages de déchets.
(1) La consultation « Ma voix, ma ville » se poursuit sur sudouest.fr ; à l’heure où nous écrivons ces lignes, nous n’avons pu déterminer si tel ou tel contributeur faisait partie d’une des quatre listes déclarées, dont les compositions devraient être dévoilées dans les prochaines semaines.
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