En Afrique du Sud, de luxueuses maisons squattées et exploitées par des marchands de sommeil

LETTRE DE JOHANNESBURG

La police intervient dans une maison squattée, au 146 Grosvenor Road, dans le quartier huppé de Bryanston, à Sandton, en banlieue de Johannesburg (Afrique du Sud), le 8 janvier 2026. La police intervient dans une maison squattée, au 146 Grosvenor Road, dans le quartier huppé de Bryanston, à Sandton, en banlieue de Johannesburg (Afrique du Sud), le 8 janvier 2026.

L’épais portail noir pourrait ressembler à n’importe quel autre de ce quartier huppé de Johannesburg. En décembre 2025 pourtant, derrière ce portail, les autorités sud-africaines ont découvert un camp informel abritant plus d’une centaine de personnes.

Le raid a révélé l’existence d’un phénomène plus large : dans la capitale économique sud-africaine, des propriétés sont squattées jusque dans les quartiers cossus, où des marchands de sommeil convertissent d’imposantes demeures en une multitude d’unités étriquées louées à des travailleurs pauvres.

Il aura fallu trois tentatives avant que les forces de l’ordre ne parviennent à vider entièrement la propriété au portail noir du quartier de Bryanston, le 8 janvier. « Plus ou moins » 120 personnes vivaient sur la parcelle de près de 3 500 mètres carrés, évaluait, en décembre 2025, Mgcini Tshwaku, le conseiller municipal de Johannesburg en charge de la sécurité et de la prévention des risques.

La maison avait été divisée en une trentaine d’unités alors que dans l’immense jardin, une quarantaine de cabanes de bois ont été démolies. Plus de 70 familles habitaient dans ce camp informel au cœur de l’un des quartiers les plus chers de la ville.

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