Il y a des défaites qui font plus de bruit que certaines victoires. Au Monte-Carlo, Sébastien Ogier n’a pas soulevé le trophée qu’il convoitait pour la onzième fois, mais ses mots, eux, ont résonné fort dans le paddock. Car face à Oliver Solberg, le champion français a reconnu bien plus qu’un simple succès opportuniste.
Dès le jeudi soir, le ton était donné. Solberg a pris les commandes, installé une avance solide, puis résisté à toutes les tentatives de retour. Ni Elfyn Evans, ni Sébastien Ogier, pourtant maître en Principauté, n’ont réussi à faire vaciller le jeune pilote de 24 ans. Remplaçant de Kalle Rovanperä chez Toyota, Solberg a assumé la pression sans jamais trembler.
Ogier a bien tenté de réduire l’écart, sans succès. Et au moment de l’arrivée, le nonuple champion du monde n’a pas cherché d’excuses. Pire pour ses rivaux : il a reconnu ce que beaucoup commençaient à soupçonner.
« C’est une performance incroyable donc bravo à lui, il mérite cette victoire », a reconnu le Français, qui a suivi les derniers instants du rallye aux côtés de Petter Solberg, champion du monde 2003 et père d’Oliver.
« C’est bien d’avoir ce vent de fraîcheur dans le championnat, un pilote jeune et prometteur avec une grosse motivation, qui fait immédiatement du bon travail. C’est le signe d’un champion, donc on verra de quoi son avenir sera fait. »
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Un nouveau rival assumé par Ogier
Déjà vainqueur en Estonie l’an passé pour sa première apparition en Rally1 avec Toyota, Oliver Solberg affiche désormais un sans-faute : deux participations, deux victoires. Certes, il a su profiter d’un ordre de départ favorable, mais réduire sa réussite à ce seul facteur serait une erreur.
Sa gestion du rythme, sa capacité à répondre immédiatement aux attaques et sa maturité stratégique impressionnent, surtout dans un contexte de transition marqué par les départs de Kalle Rovanperä et Ott Tänak. Le championnat WRC cherche un nouveau souffle. Solberg semble l’avoir trouvé.
Sébastien Ogier, désormais sacré neuf fois champion du monde, n’entend pas pour autant céder le terrain. Au contraire, il se projette déjà vers ces nouveaux duels qui donnent du relief à une carrière.
« Pour l’avenir, je suis impatient de me battre face à un nouveau concurrent quand je serai là. J’aime toujours ces luttes disputées face à de gros concurrents. »
Le message est clair : Ogier n’a pas dit son dernier mot. Mais en reconnaissant chez Solberg « le signe d’un champion », il a peut-être déjà validé la passation à venir. À Monte-Carlo, Ogier n’a pas perdu une bataille… il a vu naître un adversaire. Et quand le maître s’incline sans colère, c’est souvent que l’élève est prêt à prendre le volant de l’histoire.
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Battu au Monte-Carlo, Sébastien Ogier a salué la victoire d’Oliver Solberg et reconnu chez lui « le signe d’un champion ». Déjà double vainqueur en Rally1 avec Toyota, le jeune pilote s’impose comme un nouveau rival majeur du WRC.
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