Entre le Liban et la Syrie, la quête d’un nouveau départ depuis la chute d’Al-Assad et l’effondrement du Hezbollah

Le Haut Conseil de coopération syro-libanais est un vestige du passé. Une incarnation de la tutelle qu’a exercée la Syrie sur le Liban pendant quinze ans, de 1990, année de la fin de la guerre civile au pays du Cèdre, jusqu’au retrait des troupes de Damas, en 2005. Malgré l’ouverture d’ambassades dans les deux pays, en 2008, l’ancien régime syrien n’avait jamais voulu dissoudre cette instance, basée à Damas. Les nouvelles autorités syriennes ont reconnu la mort clinique de cette institution devenue une coquille vide, mais elles n’ont pas pour autant enterré ce symbole douloureux, comme le souhaite pourtant le gouvernement de Beyrouth.

Plus d’un an après la chute du régime de Bachar Al-Assad, le 8 décembre 2024, les relations entre le Liban et la Syrie sont un peu à l’image de ce dossier : des sujets sensibles sont enfin abordés, mais les progrès restent lents. Le Liban a fait du dialogue amorcé avec son voisin une priorité.

Après plus d’un demi-siècle de relations « problématiques » avec la Syrie sous le règne des Al-Assad (1970-2024) – une formule pudique de Tarek Mitri, vice-premier ministre libanais chargé des liens avec Damas –, Beyrouth veut ouvrir une nouvelle page et développer une relation sur un pied d’égalité. Quand bien même la phase post-Assad reste incertaine, les autorités libanaises font le pari que le temps des ingérences mortifères de la Syrie est révolu. Damas a exercé une longue hégémonie dans le pays du Cèdre, en montant les communautés les unes contre les autres, notamment durant la guerre civile, à partir de 1976.

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