Dans de nombreux contentieux – violences sexuelles, harcèlement moral, maltraitance institutionnelle, conflits familiaux – la parole du justiciable constitue la pièce centrale du dossier. En l’absence de preuves matérielles, le juge est confronté à une difficulté majeure : comment apprécier la crédibilité d’un récit lorsque celui-ci est fragmenté, tardif, émotionnellement instable ou apparemment incohérent ? La tentation est grande d’opposer deux catégories simplificatrices : le mensonge d’un côté, la vérité de l’autre. Or la psychologie clinique et la recherche en psychotraumatologie montrent que la réalité est infiniment plus complexe. Entre mensonge intentionnel, déni défensif et mémoire traumatique altérée, (…)
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