
Des explications jugées insuffisantes
« J’ai voulu mettre le matériel à l’abri, car j’avais justement constaté des vols », a expliqué le prévenu à la barre, reconnaissant avoir ramené ces biens à son domicile, où ils ont été découverts lors d’une perquisition. Une partie du matériel aurait été utilisée pour des travaux privés. « C’était un mauvais procédé, j’en conviens », a-t-il admis. Concernant la ferraille, l’agent a indiqué l’avoir vendue de sa propre initiative, affirmant vouloir constituer une enveloppe destinée à l’achat d’outils pour ses équipes. Une explication qui a fait réagir la présidente : « Vous parlez vous-même de caisse noire, ce terme pose problème. »
Sur les pleins de carburant, l’intéressé a reconnu des usages personnels, invoquant des circonstances exceptionnelles liées à l’utilisation temporaire de véhicules privés. Des explications jugées insuffisantes par le ministère public, qui a rappelé « l’exigence absolue de traçabilité des fonds publics. Il s’est comporté comme s’il était propriétaire des biens de la commune ». Et de requérir dix mois de prison pleinement assortie d’un sursis simple et l’interdiction d’exercer dans la fonction publique pendant trois ans.