Difficile d’y voir clair… et ce n’est pas un hasard. Dans la chaleur de Sakhir, les chronos ont parlé — mais sans vraiment raconter l’histoire. Car derrière les feuilles de temps, chaque écurie avance masquée.
Et selon Charles Leclerc, ce brouillard est totalement volontaire. Le pilote de la Scuderia Ferrari assure : impossible aujourd’hui d’établir la moindre hiérarchie fiable entre les quatre géants annoncés de la saison 2026.
McLaren, Red Bull, Mercedes, Ferrari : tous se regardent… mais personne ne se découvre.
« Je pense que tout le monde essaie de renvoyer la balle aux autres. C’est normal à ce moment de la saison. Aussi parce que c’est très difficile à évaluer. C’était déjà compliqué avec la génération précédente de voitures.
Mais maintenant, avec l’hybride et surtout le moteur électrique beaucoup plus puissant, il y a énormément de petits ajustements possibles. Et on peut masquer le véritable potentiel de la voiture de tellement de façons différentes. Donc c’est très, très difficile pour nous de savoir exactement où nous en sommes. »
Un discours lucide… presque méfiant. Car dans ce nouveau cycle réglementaire, la lecture brute de la performance devient un exercice piégé.
Charges d’essence variables, cartographies cachées, déploiements électriques dissimulés : la F1 moderne sait brouiller les pistes mieux que jamais.
Résultat : chaque équipe se présente volontiers comme… quatrième force du plateau. Un classique du poker pré-saison.
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Si la hiérarchie reste floue, le ressenti interne, lui, est plus structuré. Chez Ferrari, le bilan des essais bahreïnis reste positif, notamment sur un point clé : la fiabilité. Près de 2300 kilomètres parcourus sans alerte majeure — un signal fort dans une ère technique entièrement repensée.
Leclerc ne cache pas sa satisfaction : « Ce qui me rend content, c’est que nous suivons notre programme. Nous n’avons eu aucun problème de fiabilité jusqu’ici, et c’est un bon début. Tout correspond à ce que nous attendions. C’est donc une bonne base pour ensuite travailler et progresser. »
Une fondation saine… mais pas encore dominante. Car dans son analyse, deux rivaux semblent malgré tout légèrement devant.
« Je pense que Red Bull a montré des choses très impressionnantes côté moteur depuis le début des tests, surtout ici. Mercedes montre également parfois des choses très impressionnantes. Mais je dirais qu’ils cachent beaucoup plus. Je m’attendrais à ce qu’ils soient surtout un peu devant nous. McLaren est un peu plus difficile à juger. »
Traduction : Ferrari et Leclerc avancent… mais observent encore. Entre prudence stratégique et lecture technique, Leclerc joue la transparence sans tomber dans l’intox.
Reste que cette opacité générale promet un début de saison explosif. Car si personne ne connaît la vraie hiérarchie… le premier Grand Prix, lui, se chargera de révéler les mensonges. Et à ce jeu-là, Ferrari espère ne pas finir… dans le rouge.
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Pour résumer
Charles Leclerc estime impossible d’établir une hiérarchie après les essais de Bahreïn. Entre intox stratégique et révolution technique, les top teams avancent masqués. Ferrari se satisfait de sa fiabilité, mais le Monégasque voit Red Bull et Mercedes légèrement devant à ce stade.
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