Affaire Epstein : la chute de Sultan Ahmed Bin Sulayem, architecte de l’empire portuaire des Emirats arabes unis

Jeffrey Epstein et Sultan Ahmed Bin Sulayem, sur une photo publiée par les démocrates de la commission de surveillance de la Chambre des représentants à Washington, aux Etats-Unis, le 18 décembre 2025. Jeffrey Epstein et Sultan Ahmed Bin Sulayem, sur une photo publiée par les démocrates de la commission de surveillance de la Chambre des représentants à Washington, aux Etats-Unis, le 18 décembre 2025.

A Dubaï, la ville-spectacle du golfe Persique, aux gratte-ciel vertigineux et aux malls labyrinthiques, le scandale était sur toutes les lèvres. Non contente d’entacher l’image de la cité-Etat, cette affaire au parfum scabreux ébranlait l’un des fleurons de l’économie des Emirats arabes unis (EAU), la confédération dont Dubaï est le membre le plus connu avec Abou Dhabi. Alors, vendredi 13 février, Sultan Ahmed Bin Sulayem, 70 ans, le patron de Dubaï Port World (DP World), géant mondial de la logistique portuaire, a été brutalement renversé de son piédestal.

Cité 9 400 fois dans les millions de pages du dossier relatif au pédocriminel Jeffrey Epstein publiées fin janvier par le département de la justice américain (DoJ), le septuagénaire a perdu sa double casquette de président du conseil d’administration et de PDG de la société. Les milliers de mails que les deux hommes ont échangés, où il est question d’opportunités d’affaires, mais aussi d’escort girls et de massages sexuels, ont eu raison du prestige de Sultan Ahmed Bin Sulayem, haut serviteur depuis plus de quarante ans de la dynastie Al Maktoum, au pouvoir à Dubaï.

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