Procès des violences contre des « gilets jaunes » dans un Burger King : le parquet regrette l’absence de « remise en question » des neuf CRS et requiert de six à vingt mois de prison avec sursis

Arié Alimi, avocat de deux des trois plaignants, au tribunal de Paris, le 10 février 2026. Arié Alimi, avocat de deux des trois plaignants, au tribunal de Paris, le 10 février 2026.

« C’est parce que ce sont des professionnels du maintien de l’ordre que l’on attend d’eux, plus que de quiconque, de la maîtrise. » A l’issue d’un réquisitoire concis mais cinglant, le parquet de Paris a demandé, jeudi 12 février, des peines allant de six à vingt mois de prison avec sursis pour les neuf CRS accusés d’avoir frappé des « gilets jaunes », dans un Burger King, le 1ᵉʳ décembre 2018.

La procureure Marie Dubarry de Lassalle, restée discrète pendant les trois jours d’audience, a livré des réquisitions fermes et tenu à cadrer leur portée : « Ce procès n’est pas un procès global, ce n’est pas le procès de la police avec un grand “P”, c’est le procès d’actes individuels, commis par neuf hommes. »

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