Le célèbre institut de sondage américain Gallup va cesser de mesurer la popularité des présidents, mettant fin à une pratique vieille d’environ quatre-vingt-dix ans, ont rapporté mercredi 12 février le quotidien The Hill et le site américain Axios.
La nouvelle survient alors que le président américain, Donald Trump, accuse depuis des années les instituts de sondage de produire des chiffres « truqués » contre lui. Il avait notamment estimé le mois dernier sur sa plateforme, Truth Social, que « les sondages faux et frauduleux » devraient constituer « un crime ».
Interrogé par The Hill pour savoir si la Maison Blanche avait contribué à la décision de l’institut de ne plus mesurer la popularité des présidents, comme il le fait depuis les années 1930, un porte-parole de Gallup a évoqué « un changement stratégique uniquement fondé sur les objectifs et les priorités de recherche » de l’entreprise de sondage.
Trente-six pour cent de popularité
« Notre engagement est de mener des recherches méthodologiquement rigoureuses sur le long terme concernant les questions et les conditions qui façonnent la vie des gens », a affirmé le porte-parole. Gallup n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire de l’Agence France-Presse (AFP).
Les études de Gallup montrent que la popularité de Donald Trump a connu un déclin constant depuis le début de son second mandat, il y a un an, passant de 47 % d’opinions favorables lors de son investiture à 36 % en décembre 2025 – les dernières données publiées par l’institut de sondage.
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