MotoGP : Morbidelli cash sur son retard… mais envoie déjà un signal rassurant chez Ducati

À Sepang, Franco Morbidelli avançait avec un léger handicap technique : le seul pilote Ducati engagé sans la toute dernière évolution usine. Dans un plateau où chaque dixième pèse lourd, la situation avait de quoi interpeller.

Mais au terme des trois jours d’essais, l’Italien a préféré retenir la dynamique… plus que l’écart brut. Morbidelli découvrait en Malaisie une machine qu’il n’avait encore jamais pilotée. 

Contraint de manquer le test de Valence fin 2025 après sa fracture de la main, il arrivait avec du roulage à rattraper — et des automatismes à reconstruire. Malgré ce contexte, son bilan reste mesuré mais positif.

« Cela a été trois jours de travail intense, et c’est ce qu’il faut pour s’adapter au mieux au nouveau package et pour retrouver le rythme avec la MotoGP. On y est arrivés. Cela a été trois journées positives où l’on s’est améliorés jour après jour, donc je suis content. »

Face aux GP26, l’Italien estime son retard autour de quatre dixièmes et demi. Un écart significatif à ce niveau… mais pas rédhibitoire dans une phase hivernale. D’autant que Sepang, classé sixième, Morbidelli n’a été devancé que par les quatre pilotes disposant de la dernière Ducati et Marco Bezzecchi. Une hiérarchie logique… mais qui pose la question du matériel.

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Un écart réel… mais pas alarmant pour Morbidelli

Si certains observateurs s’interrogeaient sur son désavantage technique, Morbidelli, lui, relativise fortement. Passé de la GP24 — peu mise à jour ces deux dernières saisons — à la GP25, il estime même avoir franchi un cap matériel.

« À mon avis, oui, parce que l’année dernière, je n’avais pratiquement reçu aucune mise à jour par rapport à 2024, alors que cette année, il y en a eu plusieurs sur ma moto. Rien que ça, ça me place déjà dans une meilleure position. »

Autrement dit : l’écart générationnel existe… mais il est moins marqué que par le passé. Les comparaisons internes ont d’ailleurs nourri son analyse technique.

« On a fait notre travail et essayé de s’améliorer en suivant nos sensations. Évidemment, on a toujours gardé un œil sur les autres Ducati, car le package a beau être différent, il y a quand même des points où ils sont plus rapides et d’autres où c’est moi qui suis plus rapide. Ce sont des choses qu’on peut essayer d’améliorer avec n’importe quel package si ça matche avec les sensations, et c’est ce que l’on a fait. »

Un discours révélateur : Morbidelli ne parle pas de déficit global… mais de zones de performance. Au fond, l’Italien joue une partition différente : pendant que les regards se fixent sur la dernière évolution, lui construit sa vitesse dans la continuité.

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Seul pilote Ducati sans la dernière évolution à Sepang, Morbidelli accuse environ 0”4 de retard. Mais l’Italien se veut confiant : sa GP25 est plus évoluée que sa précédente machine et offre une base solide pour progresser avant le début de saison.

Rédacteur

Dylan Ragot

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