Samedi 7 février, l’aube n’est pas encore levée lorsque les forces de l’ordre repèrent un véhicule au comportement erratique. Le conducteur refuse d’obtempérer. La fuite commence, brutale, irrationnelle, presque suicidaire. En quelques minutes, les infractions s’enchaînent comme des perles sur un collier brisé : trois stops grillés, cinq priorités ignorées, quatre sens interdits avalés sans le moindre regard.
La trajectoire est chaotique, la vitesse affolante. En entrant sur la Lacra, voie rapide pourtant limitée à 110 km/h, le compteur grimpe jusqu’à 190 km/h. À cette allure, la route se rétrécit, le danger se démultiplie. Chaque virage devient une roulette russe, chaque croisement un pari perdu d’avance.
190 km/h sur la Lacra : le mépris des règles
Ce refus d’obtempérer n’est pas qu’une infraction de plus. Il est le symbole d’un mépris total des règles, et surtout des autres usagers. Dans la course-poursuite, l’homme percute même un autre véhicule, tentant désespérément de semer les policiers. Par miracle, aucun blessé n’est à déplorer. Mais la chance, elle, n’est pas une stratégie.
L’alcool est rapidement identifié comme un facteur aggravant. Un cocktail explosif : vitesse, alcool, panique. Sur le bitume encore froid du matin, la scène aurait pu basculer dans l’irréparable. La route n’oublie jamais, et la justice non plus.
Le tribunal face à l’irresponsabilité
Ce lundi 9 février, le tribunal correctionnel de Valence rend son verdict. Dix-huit mois de prison, dont huit avec sursis. Une peine lourde, à la hauteur de la mise en danger. L’homme de 37 ans écoute, tête basse. L’audience rappelle une évidence trop souvent oubliée : conduire n’est pas un droit absolu, mais une responsabilité.
À la sanction pénale s’ajoute une suspension de permis, avec interdiction de le repasser pendant un an. Une mise à l’écart nécessaire, presque pédagogique. La société protège, parfois en écartant ceux qui ont franchi la ligne rouge.
Quand la route devient un tribunal
Cette affaire illustre une réalité glaçante : sur la route, le verdict peut tomber avant celui des juges. À 190 km/h, l’erreur ne pardonne pas. Ici, la justice est passée après la peur, après le fracas du métal, après l’adrénaline.
Reste une question lancinante, presque ironique : combien de secondes gagnées valaient-elles une peine de prison ? La réponse est connue. Sur l’asphalte comme devant le tribunal, la fuite en avant ne mène jamais bien loin.
Pour résumer
Poursuivi entre Valence et Alixan, un homme de 37 ans a refusé d’obtempérer, grillant stops et sens interdits avant d’atteindre 190 km/h sur la Lacra. Ivre, il a percuté un véhicule. Verdict : 18 mois de prison, permis suspendu.
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