Au cœur du quartier populaire de Croix-de-Neyrat à Clermont-Ferrand, l’Amil Club Judo est bien plus qu’un simple lieu d’entraînement. Chaque semaine, près de 80 jeunes judokas viennent y forger leur technique, mais aussi leurs valeurs. Tout cela porté par Benoît, un entraîneur passionné.
Même les plus grands, comme Clarisse Agbégnénou et Teddy Riner, ont appris à chuter avant de devenir les meilleurs. À l’Amil Club Judo du quartier populaire de Croix-de-Neyrat, on apprend certes à progresser, mais aussi les valeurs fondamentales autour du tatami. L’échauffement, ludique, physique et intense, pose les bases : le judo, c’est un véritable engagement. “Ça me défoule”, confie une jeune judokate. Un autre ajoute : “C’est amusant. On s’entraîne et on devient plus fort en judo”.
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Ce club de judo à Clermont-Ferrand enseigne bien plus que la technique aux jeunes.
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©S. Trentesaux / M. Verlaine / B. Ordas / France 3 Auvergne
Le mardi soir, le dojo est réservé aux kohai. Ce terme signifie “jeunes élèves sur la voie de la souplesse”. La voix de la sagesse, elle, c’est Benoît, le sensei, le professeur. Bref, une alchimie sur le tatami, sous les yeux de parents convaincus. “On voit nos enfants épanouis”, confie Souhila, mère de trois petits judokas. “Ils aiment ce qu’ils font et ils se donnent à fond.” Lucile, la mère d’un autre judoka, précise : “Il y a une ambiance particulière, de la solidarité. Il faut reconnaître que le coach est exceptionnel. Il excelle tant dans la pédagogie que dans la relation avec les enfants”.
Au cœur du quartier, la section judo de l’Amil Club a retrouvé une nouvelle jeunesse il y a 20 ans, sous l’impulsion de Benoît. Préparateur physique à l’ASM, il côtoie au quotidien des sportifs de très haut niveau. Le temps qu’il passe auprès de ces jeunes judokas est un investissement total. “Je savais que j’avais quelque chose à faire ici”, indique-t-il. “Quand je suis arrivé dans ce club, nous étions 8. Aujourd’hui, nous sommes près de 80 licenciés. Ça m’a toujours plu de construire quelque chose avec ces jeunes. On n’est pas là pour faire des champions, même si l’on voit qu’ils travaillent bien. L’objectif, c’est avant tout d’apprendre la vie, de se projeter dans quelque chose où l’on ne lâche rien. On y arrive parce qu’on est courageux. Comme au judo, on apprend à tomber, mais surtout, à se relever. On prend sur soi. On se confronte à des difficultés. Ça me parle vraiment”
Pour les adolescents, c’est le moment des randoris, des combats d’entraînement. Nizar, 12 ans et ceinture verte, donne tout ce qu’il a. Le judo coule dans ses veines depuis son plus jeune âge. “J’ai envie d’aller le plus loin possible, de faire des compétitions et d’avoir ma ceinture noire”, rêve le jeune judoka.
Jita Kyoei, prospérer ensemble, telle est la devise du judo.
Propos recueillis par Stéphane Trentesaux / France 3 Auvergne.
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