L’ex-ministre Jack Lang, en janvier 2013, lors de sa nomination à l’Institut du monde arabe. MARTIN BUREAU / AFP
Un monument de la vie politique française est tombé. Une semaine après la publication d’un nouveau volet des « Epstein Files », Jack Lang a fini par lâcher prise. Pointé du doigt pour ses liens avec le criminel sexuel américain, l’ancien ministre de la Culture a d’abord résisté aux demandes de démission, plaidant la naïveté. Mais l’ouverture d’une enquête par le Parquet national financier pour blanchiment de fraude fiscale a finalement scellé son sort. Convoqué par le Quai d’Orsay, Jack Lang a préféré démissionner l’Institut du monde arabe, qu’il présidait depuis 2013. Retour sur une carrière flamboyante fracassée par l’affaire Epstein.
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1972 : de Nancy à Chaillot
Né dans les Vosges en 1939 dans dans une riche famille juive athée, docteur en droit, Jack Lang était aussi un passionné de théâtre. Après trois ans au Conservatoire d’art dramatique, où il rencontre son épouse Monique Buczynski, il fonde en 1963 le festival de théâtre de N…
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