Sportif et vigoureux, le setter anglais est douĂ© d’un sens aigu de la chasse. OĂą il se distingue par ses allures fĂ©lines. Il est de taille moyenne, compact et bien charpentĂ©, harmonieux dans ses formes et ses volumes. L’efficacitĂ© et l’Ă©lĂ©gance de ce chien d’arrĂŞt britannique l’ont imposĂ© aux quatre coins de notre territoire.
Son éblouissante intelligence, servie par une mécanique parfaite, en fait le chouchou des bécassiers.
Histoire du setter anglais :
La première trace Ă©crite de ses origines se trouve dans un ouvrage rĂ©digĂ© au siècle par le Dr John Caius. L’auteur Ă©voque un « setting dog », qui deviendra rapidement « setter ». Ce n’est cependant que trois siècles plus tard que quelques gĂ©nies de l’Ă©levage britannique façonnèrent le setter anglais que nous apprĂ©cions aujourd’hui.
Vers 1860, Edward Laverack a commencĂ© d’exercer une influence prĂ©pondĂ©rante sur l’aspect actuel de la race, dont il parvint Ă fixer les qualitĂ©s nĂ©cessaires Ă une quĂŞte rapide, le nez haut. Mais après ce siècle de gloire, le setter anglais n’est pas pour autant restĂ© suspendu aux lauriers de ces grands promoteurs et ses mĂ©rites sont en constante Ă©volution.
Progressivement depuis les annĂ©es 1950, le courant de sang de l’Ă©levage italien semble prĂ©valoir dans nombre de lignĂ©es, notamment en compĂ©tition. En France, ce brillant chien d’arrĂŞt est apparu en 1879 et le premier field-trial organisĂ© dans l’Oise en 1887 fut remportĂ© par le setter anglais Prieffet Prince Fred. Le club de race français fut constituĂ© la mĂŞme annĂ©e que le club britannique, en 1891. Depuis le milieu du siècle dernier, le Club du setter anglais demeure l’un des plus dynamiques de sa catĂ©gorie en terme d’essor et de dĂ©mocratisation, tout en collant aux rĂ©alitĂ©s de terrain.

Ainsi si l’Ă©levage français respecte le standard dĂ©posĂ© auprès de la FCI en 1987 par le pays d’origine de la race, la taille des sujets inscrits au Livre des origines français (LOF) se trouve lĂ©gèrement rĂ©duite, pour des critères Ă©vidents de qualitĂ©s de chasse. Ce qui conforte en lui une rĂ©elle efficacitĂ© dans tous les biotopes et sur tous les types d’oiseaux-gibiers, et en fait une sĂ©rieuse rĂ©fĂ©rence dans l’univers des chiens d’arrĂŞt.
Standard
- Taille : 58 à 62 cm pour les mâles et 55 à 62 cm pour les femelles. En Angleterre, 65 à 68 cm pour les mâles et 61 à 65 cm pour les femelles).
- Fouet : attaché presque au niveau du dos. De longueur moyenne. Avec de longues franges de poils longs, brillants, doux et soyeux.
- Robe : de préférence mouchetée ou truitée de noir et blanc, orange et blanc, citron et blanc, marron et blanc ou tricolore, noir ou marron, blanc et feu.
- Membres postérieurs : bien musclés, cuisse longue, grasset bien angulé, jarret bien descendu.
- Oreilles : de longueur moyenne et attachĂ©es bas, tombant contre les joues en formant des plis bien dessinĂ©s, l’extrĂ©mitĂ© veloutĂ©e, la partie supĂ©rieure garnie d’un poil fin et soyeux.
- TĂŞte : crâne ovale d’une oreille Ă l’autre, offrant une grande capacitĂ© cĂ©phalique, la protubĂ©rance occipitale et le stop bien marquĂ©s.
- Corps : de longueur modérée, avec un dos court et horizontal, un rein large, légèrement harpé, fort et musclé, une poitrine bien descendue dans la région sternale, les côtes bien cintrées.
- Membres antĂ©rieurs : Ă©paules bien disposĂ©es obliquement vers l’arrière, coudes bien descendus contre le corps, avant-bras droit et très musclĂ© avec une ossature arrondie, mĂ©tacarpe court, fort, rond et droit.
- Poil : long et soyeux, légèrement ondulé, les membres antérieurs et postérieurs bien garnis de franges.

Guide du cynophile
RĂ©fĂ©rences officielles : groupe 7 chiens d’arrĂŞt, section 2.2 chiens d’arrĂŞt britanniques et irlandais, setter, avec Ă©preuve de travail.
5Â 294 chiens inscrits au LOF en 2023
Aptitude et comportement du Setter anglais
Son galop est ample, aisé, élégant, rapide, fluide, souple et rasant. La tête et la queue dans le prolongement de la ligne du dos ou légèrement au-dessus.
Sa quĂŞte est naturellement croisĂ©e, ample, permettant une exploration fine du terrain. Elle relie, en serpentant lĂ©gèrement avec facilitĂ© et intelligence, les deux points extrĂŞmes des lacets. Lorsqu’il rencontre une Ă©manation, tout son corps s’abaisse. Seules sa tĂŞte et sa truffe restent hautes. Il remonte alors vers le gibier le plus directement possible. Mais avec prudence, jusqu’Ă se tĂ©taniser Ă l’arrĂŞt. Le masque expressif, l’Ĺ“il Ă©tincelant, la queue tendue suivant la ligne du rein. Mais plus haute et un peu plus arquĂ©e que dans le galop.
Si la remontĂ©e avant l’arrĂŞt est longue, celui-ci peut ĂŞtre haut car amorcĂ© de très loin.
En revanche, une émanation plus proche et plus subite provoquera un arrêt plus rasant. Quand le gibier se défile en piétant, le setter anglais le suit dans une reptation concentrant toute sa volonté à ne pas perdre le contact afin de le bloquer.
Le Chasseur Français – n° 1453