Bon ne vous attendez pas dans cet article à avoir le chiffre du nombre de loups en France. Ce serait présomptueux de notre part de vous le donner. Et pour cause, aucun chiffre officiel n’est disponible. Il faut donc se contenter des dernières publications de l’OFB.
Début septembre l’OFB – Loup en france publie un bilan de l’aire de présence du loup. Hier un rapport sur la viabilité démographique de la population sous régime de tirs dérogatoires.
Bilan de l’aire de présence détectée du loup : dans combien de territoires le loup s’est implanté ?
L’OFB le reconnait. « Compte tenu d’un retard accumulé dans le traitement des données, ce bilan présente les résultats obtenus depuis la dernière parution de 2019. Il comporte les analyses correspondantes à 5 années biologiques entre 2020 et 2024 ».
Des données ont été compilées, expertisées avant d’être analysées. Seuls les indices « retenus loups », et les constats « loups non écartés » sont pris en compte pour produire ce bilan. On distingue ainsi une présence dite régulière. C’est-à-dire d’une installation durable d’un ou plusieurs individus. Ou encore d’une présence occasionnelle. Passage ou présente sporadique d’un individu.
D’après les dernières actualisations en 2024. La présence régulière du loup est attestée sur 59 800 km². Présence temporaire du territoire est confirmée sur 68 800 km².

Le bilan de la « viabilité démographique »
La mise à jour de la viabilité démographique. C’est fait à la demande des ministères de l’écologie et de l’agriculture. Ce travail ? Coordonné par l’ONF FB et le Muséum d’histoire naturelle. Associe donc une étude prospective des populations à une analyse de l’impact des tirs dérogatoires. Afin d’évaluer les scénarios possibles d’évolution des effectifs de loups.
L’OFB explique :
« Le dernier exercice de modélisation démographique estimait la population de la France entre 920 et 1125 individus. Les données montrent une tendance démographique de la population à la stabilisation. Le taux de mortalité moyen, toute causes confondues, est actualisé à 38%. Pour la période 2019-2024. Malgré une tendance récente à la stabilisation des effectifs, les résultats du meilleur modèle démographique, basé sur la série de 29 années à celui d’une croissance constante. Sans rupture significative ». Et de poursuivre : « Ainsi, le régime actuel de prélèvement dérogatoire donne une probabilité de décroissance de la population estimée à 56%. En parallèle, le modèle estime une probabilité de 26%. Que la population affiche des taux de croissance supérieurs à 10% ».
Bon autant le dire, les projections, calculs, analyses, ne donnent pas de résultats clairs. Les modèles prédictifs restent flous. Peu précis pour la décennie à venir. L’OFB préconise donc l’application de gestation adaptative. Permettant de prendre en compte cette incertitude. Mais aussi d’adapter les niveaux de gestion en fonction de l’actualisation annuelle des connaissances.
Une fois encore on reste sur notre faim…. On n’apprend rien de nouveau. Toujours pas de chiffres clairs et précis. Mais juste des estimations et des projections. En attendant les éleveurs, eux, comptent les cadavres de leurs animaux.
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